Newsletter n°1 - 2007

Toute l'équipe remercie les parrains et marraines ainsi que les bienfaiteurs sans lesquels l'association ne pourrait vivre.
Dans cette newsletter, Belinda nous raconte, photos à l'appui, comment elle et Patricia ont pu sauver Kiwi, récupéré en brousse agonisant. Nous assisterons au bain des petits, Anne nous parlera de son voyage de février au Cameroun, nous vous présenterons une petite nouvelle : Artemis, puis nous passerons un après-midi sur l'île, chez les grands.

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Patricia et Bienvenue tente de sauver Kiwi
Le petit est mis sous perfusion

Le sauvetage de Kiwi, le témoignage de Belinda

Nous sommes allées chercher Kiwi en brousse dans un village Pygmée près de Kribi qui est une station balnéaire très connue au Cameroun. Les pygmées sont des gens très pauvres et, pour subsister, les chasseurs ne partent plus en brousse: ils mettent des pièges pour attraper n'importe quel animal. Il est difficile de leur en vouloir, vu les conditions dans lesquelles ils vivent. Les autorités ne prennent pas leurs responsabilités pour apporter autre chose, qui compenserait la chasse. Tout cela est très complexe et pervers, puisque après, ils cherchent à vendre les petits orphelins. La mère de Kiwi a donc été tuée par un braconnier.
L'association Papaye sauve des petits et tente de leur apporter un avenir. Ce n'est qu'une goutte d'eau, mais nous faisons le maximum en construisant une chaîne ou chacun apporte sa contribution.
Donc, nous avons récupéré Kiwi dans la nuit et sommes revenues à l'hôtel. Le lendemain nous avons repris le chemin de Pongo. La santé de Kiwi a fortement décliné pendant le voyage et arrivées à Edea, Kiwi n'était plus qu'une poupée de chiffon, un pantin en train de mourir. Patricia et moi avons décidé de rester en ville pour trouver un médecin.
Nous sommes restées une semaine avec Patricia dans une petite chambre d'hôtel à soigner Kiwi. Nous avons eu la chance de trouver un infirmier très doux, et compétent. C'était la 1ère fois qu'il soignait un chimpanzé !!
Pour perfuser et sonder le petit, on a du lui mettre des bandages. Il ne pouvait plus se nourrir, il était tellement déshydraté que Bienvenue (l'infirmier) avait du mal à trouver ses veines. Petit corps décharné. Ce fut très dur, car nous ne savions pas s'il vivrait. Nous avons cru, plusieurs fois, avec Patricia qu'il était mort. Mais Kiwi est courageux, et il s'est battu avec nous. Finalement nous l'avons ramené en brousse où, au bout de 24 heures, il a accepté de boire son biberon. Ce fut un vrai moment de bonheur. Les examens de sang et la radio ont montré que Kiwi avait le paludisme, était déshydraté, anémié, bronchitique, mais il n'avait pas la tuberculose. Nous l'avons présenté à Artémis mais il était encore trop faible pour jouer et Artémis, incrédule devant ce petit corps inerte, commençait à le traîner au sol. Nous avons donc décidé de garder Kiwi encore à l'écart le temps qu'il se remette complètement. Quand j'ai quitté le Cameroun, il était encore très faible, j'espère qu'il va mieux. Il est toujours très difficile de joindre Patricia.
Voilà l'histoire de ce petit bout de chimpanzé de 6 mois à peine. Qu'il devienne un grand et beau chimpanzé pour moi qui l'ai tenu dans mes bras pratiquement mourant, en lui chantant des chansons pour lui donner du courage et m'en donner aussi, serait une belle victoire. Je suis très admirative de Patricia qui leur donne tant. C'est un beau parcours semé de difficultés, d'obstacles, mais c'est un chemin où la vie prend tout son sens.

Par Belinda Bet.

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Kiwi 01
Kiwi a un problème de peau
Il fini pas s'endormir
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Patchouli n'adore pas le bain
Il essaye de s'y soustraire

Le bain des petits

Ce matin, mercredi 24 janvier, c'est décidé la matinée sera consacrée au bain des petits. Bosco, Jacques, Joseph, Fabrice, Patricia, l'autre Patricia et moi partons avec les petits, vers les bancs de sable accompagnés de nos fidèles chiens Beethoven et Macabo.
Nous marchons environ 1/2 heure, sous un soleil déjà bien lourd avant d'atteindre les bancs de sable. Nous traversons un petit cours d'eau de 3 ou 4 mètres de large ce qui est quand même assez profond, trop profond... pour y aller. Que faire ? Heureusement, il y a une toute petite pirogue, pas très étanche, mais bon en faisant 4 passages, tout le monde arrive à bon port.
Dès que nous arrivons près de l'eau, les petits se calment très vite. Les chimpanzés ne raffolent pas de l'eau. Particulièrement Nénuphar, l'enfant terrible du groupe qui tout à coup devient très calme, ce n'est vraiment pas son élément. Nous sortons le savon, les serviettes, il ne manque plus que les seaux, les pelles et le parasol... Bosco et Joseph se mettent à l'eau avec Etoile, la savonne. Inutile de dire, qu'elle n'apprécie pas du tout, elle s'accroche à Bosco, à Joseph. Ouf, enfin c'est fini. elle ne veut même pas qu'on l'essuie à sa sortie. Patchouli, observant la scène et sentant bien que quelque chose va se passer pour lui, tente de se cacher dans les bras des uns et des autres. Mais il doit y aller, ce n'est qu'un mauvais moment à passer Patchouli, ton poil sera tout soyeux après, allez soit courageux... Beethoven quant à lui s'éloigne le plus loin possible, l'idée de prendre un bain savonneux ne le tente pas du tout. Macabo, moins rapide, a droit à sa toilette. Il n'apprécie pas plus que les chimpanzés !!
Tout notre petit groupe rentrera tranquillement, car il fait trop chaud pour s'attarder sur les bancs de sable, mieux vaut retourner en brousse. Si les chimpanzés sont propres et tout doux, nous, nous sommes plein de sable et avons beaucoup transpiré. Dès le retour au camp, ce sera à notre tour de nous rafraîchir. Mais contrairement aux chimps, nous apprécions...

Par Belinda Bet.

Joseph et Étoile 1
Joseph et Étoile 2
Le bain d'Étoile avec Joseph
Finalement, ce n'est pas si terrible !
Djinglia
Paysage près de Rhumiski

Le voyage d'Anne

Mon voyage au Cameroun a été une fois de plus extraordinaire. J'avais décidé de faire un peu de tourisme dans l'extrême nord, à la pointe du Cameroun située entre le Nigéria et le Tchad. Me voila partie de Douala (capitale économique) en bus jusqu'à Yaoundé (Capitale administrative), puis en train de nuit pendant 14 heures jusqu'à Ngaoundéré, ville connue pour servir de transition entre le nord et le sud. Dans le train, les compartiments couchettes sont confortables. En première classe il y a même un petit lavabo et un miroir. On vient vous proposer dans votre compartiment, les repas, ainsi que les billets de bus pour votre correspondance à la sortie du train. Mon voyage s'est donc poursuivi en bus jusqu'à Maroua (ville de 130 000 habitants) et enfin en taxi pour atteindre le village de Rhumsiki. Le paysage est vraiment différent de la zone équatoriale du Cameroun qui reste luxuriante toute l'année. L'extrême Nord est bien sec (au moins en cette période) et la végétation plutôt rase. Rhumsiki est un village perdu dans un décor grandiose au milieu de la savane où jaillissent des pics rocheux et des pitons volcaniques.

Place du marché de Rhumsiki
Lever de soleil sur la brousse

J'ai ensuite traversé le parc national de Waza, pour enfin fermer ma boucle en passant par Pouss près du fleuve Logone qui sépare le Cameroun du Tchad. Ce voyage a été certes long, mais très intéressant du fait des diverses rencontres et échanges et de la découverte de paysages et de modes de vie encore très différents des notres. Au retour j'ai refait le même périple en sens inverse jusqu'à Edéa, et j ai cette fois pris le billet de bus à la gare de Maroua.

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Kiwi 01
Homme Peul et son attelage de zébus
Nénuphar adore les chatouilles

Pour prendre le bus, on achète son ticket au guichet puis on attend, au milieu des attroupements, où les sollicitations sont quasiment constantes si l'on est indécis... puis une voix au micro appelle chaque passager par son nom à prendre place, au milieu de la cohue générale. C'est très folklorique et insolite.

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Kiwi 01
Déjeuner sur l'île
Tout le monde regarde les photos

J'ai bien sûr terminé mon voyage par une visite à Patricia, aux chimpanzés et aux villageois à Pongo Songo.

Pour lire la version complète du voyage d'Anne : http://www.papaye-france.com/voyage_anne.html

artemis01
artemis02
Artemis a environ 1 an et demi
Elle est en pleine forme

Une petite nouvelle : Artemis

Artémis est arrivée au centre de Papaye France début décembre. Un bénévole hollandais, s'est occupé d'elle pendant un mois. Artémis est une petite guenon très câline, espiègle, vive, indépendante. Etoile et elle, montent très haut dans les arbres. Elle s'est très bien intégrée au groupe, et a vite trouvé sa place. Sans être agressive, elle sait se faire respecter, et tous les bénévoles craquent devant elle !!!

Bobby
charly
Bobby et son ballon
Charly pense qu'on ne le voit pas

Un après-midi ches les grands

wengue
bobby_bosco
Wengue se délasse
Bobby et Bosco s'entendent bien

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